Refaire le monde : économie, société, création
Festival Quartier du Livre 2026
Conférence et discussion avec Franck Fischbach, auteur de Faire ensemble. Reconstruction sociale et sortie du capitalisme (Seuil, 2024) et Judith Michalet, co-auteure de Les mondes de l'art à l'âge du capitalisme culturel, dirigé par Aline Caillet & Florian Gaité (PUV, 2025).
Modérée par Sophie Cras, vice-présidente déléguée Science avec et pour la société.
Inscription obligatoire ici.
Programme
Reconstruction sociale et sortie du capitalisme (Éditions du Seuil, 2024)
Dans son ouvrage, le philosophe Franck Fischbach défend l’idée selon laquelle l’essence humaine réside dans son œuvre commune, qu’elle est un « faire ensemble ». Contre l’omniprésence de la seule rationalité de l’agent individuel, pris dans des relations économiques et politiques, le livre insiste sur les fondements philosophiques d’un agir social commun. Loin de valoriser de manière abstraite ou incantatoire l’association et la coopération, il s’agit de faire comprendre que nous sommes d’ores et déjà engagés pratiquement les uns envers les autres. Or, il n’a jamais été aussi urgent de faire œuvre commune pour faire face au changement climatique, à l’effondrement de la biodiversité, mais aussi pour assurer le soin des populations, remédier à la précarisation des vies, aux inégalités… Déployer ces relations par lesquelles nous nous associons les uns aux autres dans des liens de complémentarité et de réciprocité peut nous aider à nous approprier le sens social de nos vies et à en maîtriser démocratiquement les conditions de réalisation.
Franck Fischbach est professeur de philosophie allemande à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il a notamment publié Manifeste pour une philosophie sociale (La Découverte, 2009), Après la production. Travail, nature et capital (Vrin, 2019) et Pour la Théorie critique. Raison, nature et société (Vrin, 2024).
Les mondes de l'art à l’âge du capitalisme culturel, dirigé par Aline Caillet et Florian Gaité (PUV, 2025)
L’ouvrage collectif approche l’écosystème de l’art et ses marges, en lien avec les aspirations à un monde décroissant, pluriel et décentré, afin d’envisager d’autres manières de faire monde(s) pour l’art aujourd’hui. Alors que le capitalisme cherche à s’imposer comme la seule réalité, il questionne la possibilité pour l’art de se constituer sous-mondes autonomes, non intégrés. Il réunit des contributions de philosophes, d’artistes, de militant·es et de professionnel·les de la culture pour penser ensemble les mutations économiques, institutionnelles et sociales des « mondes de l’art », dans une ambition pluridisciplinaire. Dans son essai pour ce volume, intitulé « Désir “décélérationniste” et reflux du capitalisme », Judith Michalet met en évidence l’existence d’un moment accélérationniste du poststructuralisme et critique cette tendance de la pensée française. Elle défend au contraire une certaine sobriété queer héritière de la « vie simplifiée » d’Edward Carpenter.
Judith Michalet est maîtresse de conférences en esthétique et philosophie de l’art à l’École des Arts de la Sorbonne de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut ACTE. Elle a notamment publié Deleuze, penseur de l’image (PUV, 2020) et contribué à L’art documentaire et politique contemporain (PUV, 2022).
Ouvrage publié grâce au soutien de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne au titre de la politique scientifique et de l’Institut ACTE (Arts Créations Théories Esthétique). En savoir plus.
Cet événement est organisé dans le cadre du Festival quartier du livre. Consulter le programme complet ici.